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Le Fouquet's en miniature

Retour sur la rencontre avec Jean Lecomte, retraité enghiennois passionné d’informatique et de design. Une discussion autour de ses maquettes, dont celle du Fouquet's réalisée à l’aide de ses imprimantes 3D.

Portrait Jean Lecomte :

« J’utilise ce qu’il y a de plus récent pour faire du vieux »

Jean LecomteCet ancien spécialiste dans le design industriel et ex-gérant d’un magasin d’informatique à Enghien a toujours rêvé de devenir architecte. Mauvais à l’école, il s’intéresse très vite aux ordinateurs, à la programmation et l’informatique en règle générale. Après sa retraite et après avoir lu un article sur une imprimante 3D, Jean décide de se renseigner sur ce type d’imprimante révolutionnaire et en achète finalement une.

Dans cette discipline, il retrouve ses premiers amours. Design, programmation, et même des bases d’architecture, le domaine qui le passionne tant. « Comme j’ai voulu être architecte, je me suis vengé ! ». Jean casse le cliché du senior peu à l’aise avec la technologie. Un paradoxe qui l’amuse. « J’utilise ce qu’il y a de plus récent pour faire du vieux ».

Véritable artiste de la miniature, il reproduit d’abord plusieurs édifices de la ville de Clermont dans l’Oise, sans pour autant s’attarder sur les grands édifices de la capitale. Il trouve d’ailleurs très peu d’intérêt à reproduire des édifices qui le sont déjà massivement, comme la Tour Eiffel par exemple. Car Monsieur Lecomte a une règle d’or : « Je fais quelque chose uniquement pour plaire ou pour rendre service ».

Entre innovation et créativité

Avec une machine aussi performante que moderne, les perspectives de création sont infinies avec ce type d’imprimante. Ne disposant d’aucun plan, Jean Lecomte prend d’abord les mesures de l’objet à reproduire. Après avoir effectué les mesures des divers éléments du Fouquet’s (marches, rambardes, fenêtres, etc.), il les rentre ensuite dans un programme qui va les mettre en perspective. Il effectue ensuite les réglages, avant de lancer l’impression 3D.

A la pointe de la technologie, les machines ont également toute une dimension écologique. Celles utilisées par Jean Lecomte impriment grâce à des filaments en bioplastique, à base d’amidon de maïs ! Ces filaments ressemblent à ceux utilisés dans les débroussailleuses et ont la capacité de fondre à basse température (entre 190°C et 220°C), avant de durcir immédiatement. À froid, l’objet créé reste assez résistant. Après 15 à 30 minutes, la pièce est prête à être assemblée au reste de la maquette.

Notre imprimeur du futur réalise donc plusieurs parties du restaurant, avant de les assembler à la manière de Lego. Bien loin de l’époque des maquettes en bois à peindre, ces imprimantes permettent de colorer directement l’objet lors de sa création. Il suffit de changer de filament pour changer de coloris.

Fouquets 3D

Toujours avec ce réel besoin de créer, Jean Lecomte prévoit de travailler sur une maquette qui aidera à la rénovation du collège d’Ermont ou encore à la réalisation de l’ancienne Eglise d’Enghien. Un défi de taille puisque l’artiste ne dispose que de cartes postales d’époque pour pouvoir reproduire à l’identique cette l’Eglise d’antan. En attendant, la maquette du Fouquet’s de Jean Lecomte est visible à la boutique de l’office de tourisme, tout comme de nombreuses autres réalisations !